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Monexpresso, entre simplicité et rentabilité

Aujourd’hui sur le blog, nous vous présentons Monexpresso, une marque de café basée dans le sud de la France.


Dans cette interview, Yann Baglin, serial entrepreneur, nous raconte comment il a eu l’intuition de se lancer sur le marché du café. Il nous explique les bénéfices de la migration de Magento à Shopify pour sa boutique en ligne et nous livre de précieux conseils pour les jeunes entrepreneurs.


Qui est Yann Baglin ?


Yann Baglin est un serial entrepreneur Internet depuis 23 ans.


A 22 ans, il arrête l’école et crée sa première entreprise. À l’époque il est prestataire dans la création de sites Internet avant de fonder une régie publicitaire.


Assez rapidement, il développe des entreprises e-commerce, notamment Ruedelamer, un gros site de vente de produits pour les bateaux, vendu à Décathlon il y a sept ans.


Passionné par la transmission, Yann est mentor de startuppers dans une pépinière d’entreprises de Marseille.


En 2017, il rachète Monexpresso et revient à ses premiers amours du e-commerce.


« J’ai toujours fonctionné à l’intuition. »

Comment a démarré l’aventure Monexpresso ?


Monexpresso est un site e-commerce autour du café : nous commercialisons des capsules pour machines à café Nespresso, des cafés en grains bio et des machines à café.


J’étais dans la prestation de services et je trouvais que je tournais un peu en rond : ça me plait, mais je suis quelqu’un d’hyper actif. C’est sympa d’aider les boites à avancer sur le web, mais à mon goût, ça n’allait pas assez vite.


Cette frustration m’a donné très envie de repartir dans la gestion d’un site e-commerce. J’ai toujours fonctionné à l’intuition, par exemple, je n’ai jamais fait d’études de marché. Donc je vais au bout de mes intuitions, je teste et puis, si ça marche, ça marche, si ça ne marche pas, on arrête et on passe à autre chose. Et à cette époque-là, quand j’avais vraiment envie de repartir sur la partie e-commerce, j’avais une intuition sur le café.


Pourquoi le café ?


Une intuition, une pure intuition. Des indices qui me disent qu’il y a des choses à faire, une notion de récurrence. Je pense que c’est important dans le business du e-commerce d’avoir de la récurrence. Tout le monde boit du café, c’est un marché de masse actif.


Donc tout part d’une intuition et ensuite, comment avez-vous lancé votre entreprise ?


Après, c’est un concours de circonstances : j’ai rencontré le propriétaire de Monexpresso lors d’une réunion.


Une assistante propose du café et ce mec fait un sketch sur le café en disant : « Mais j’espère qu’il est bon votre café… » puis dans la conversation, il nous dit qu’il a un site de café.


À la fin du rendez-vous, je vais le voir et je lui explique que je suis en pleine réflexion pour monter une boutique de café. Et il cherchait justement un repreneur pour son site.


15 jours après, Monexpresso est à moi. Depuis, je me concentre pour faire tourner ce site et le faire progresser…


Comment ça se passe au niveau des fournisseurs ?


Quand j’ai racheté la boite, on n’avait qu’un seul fournisseur pour le café, basé en Italie, et un fournisseur pour les emballages. À l’époque, on proposait uniquement des capsules pour Nespresso.


Depuis, on a diversifié et ouvert à trois autres fournisseurs, du café en grain et des machines.


Comment avez-vous su qu’il fallait diversifier l’offre ?


On essaie de répondre aux demandes de nos clients. Sur le café en grains par exemple, on avait eu des demandes, alors on a testé et dès qu’on l’a mis en ligne, il y a eu une très forte progression.


« Aujourd’hui, j’envisage l’avenir avec sérénité. »

« Aujourd'hui, j'envisage l'avenir avec sérénité. »

Comment se porte Monexpresso aujourd’hui  ? Comment voyez-vous l’évolution de la marque à l’avenir ?


L’avenir est serein. On va essayer de continuer la croissance qu’on fait. Et là, on va lancer un autre site sur une thématique un peu connexe qui est la vente de thé.


On a fait des tests via le site monexpresso mais ce n’est pas très satisfaisant, probablement car le site est très identifié café.


Donc, on lance une boutique de thé à part qui s’appelle mes-thés.com.

« L’idée, c’est de transmettre la création d’entreprise et d’éviter que les jeunes startuppers ou jeunes créateurs refassent les mêmes erreurs que moi il y a 20 ans. »


Pour finir, quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui se lance dans l'e-commerce ?


Aller très vite pour mettre en vente le plus rapidement possible ses produits afin de tester le marché. C’est bien d’avoir un site beau, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est de savoir si son produit répond à un besoin et s’il y a un potentiel de ventes. Donc, ne pas passer trop de temps à créer son site, se mettre le plus vite possible en ligne et tester tout de suite ses produits, c’est la première étape à mon sens.


Rédaction : Marjolaine Gaudard

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